Pour ceux qui n’ont pas suivi ou pas lu le document de référence sur le traitement du néphroblastome de type III à haut risque dont est atteint le petit pouyou (lisez quand même le document de l’IGR c’est le meilleur que l’on ait trouvé pour le moment), je rappelle que si la chirurgie est le temps fort dans le traitement du néphroblastome il n’en est pas de même pour ce type là. En effet le risque de récidive est de 50% et le taux de survie a 2 ans de 67%. Ca ce sont des statistiques... La seule solution pour prévenir la récidive est le "lourd" traitement de chimiothérapie et de radiothérapie qui va durer presque 1 an pour Mathieu.
Ce traitement a été engagé le jour même des résultats de l’histologie (qui permet de "classer" le risque de récidive, ou en fait l’efficacité ou non de la chimiothérapie sur le type de cellules cancéreuses concernées). Voir ici.

De fait, dès ce moment nous avions pris contact avec le CHU pour savoir s’ils étaient à même de gérer et traiter la maladie de Mathieu. Après un réponse plus qu’affirmative nous sommes donc rentrés à la maison pour continuer le traitement.

Depuis force est de constater que tout tend à démontre l’inverse, à savoir un incapacité totale à soigner Mathieu dans des conditions acceptables. L’accueil, le suivi, les bilans, les traitements, l’organisation des soins, la prévention des risques liés aux effets secondaires,... tout cela n’est soit pas du tout soit extrêmement mal géré. La situation médicale semble nous ranger dans la catégorie de la population qui se rend dans un "dispensaire" où après avec fait la queue en compagnie d’une longue file d’attente de patients qui subissent les mêmes "effets de bord", on reçoit sa "dose" d’une gentille "white-nurse" débordée avec tous là-bas au fond un "french-doctor" qui court un peu partout pour établir diagnostic ou prescrire tel ou tel médicament.
 
Je suis donc parti aujourd’hui pour interroger les médecins à ce sujet faute d’avoir eu des réponses la semaine dernière et savoir si nous devons envisager de nous rendre dans un "pays" civilisé afin d’être soignés au mieux.