On ne peut repousser l’inéluctable... et le temps avance quoi qu’on y fasse. Certains souvenirs s’estompent mais ceux de tes dernières heures m’envahissent chaque jour. Pourtant ce ne sont pas forcément ceux que j’aurai aimé à percevoir aussi souvent mais la mémoire est parfois cruelle.

Ce petit mot est tardif et j’ai pris un peu de retard encore une fois. En effet, la petite sœur de Mathieu a été très malade ces 10 derniers jours. Fièvre qui ne passe pas, pas d’autres symptômes... et évidemment nous avons forcément pensé à un cancer. En effet, beaucoup se "déclarent" de cette façon (chez les enfants du moins). Heureusement, il n’en est rien : une importante pneumonie, qu’on sait guérir. Laura est encore en pleine convalescence à l’instant où je rédige ce billet. Très fatiguée et nous aussi.

Dans les jours qui viennent j’essaierai de mettre en image quelques tranches de vie sans fond sonore puisque cette fois ce sera la voix de Mathieu qu’on pourra entendre. J’ai en effet réussi aujourd’hui à en regarder quelques unes, mes premières depuis 1 an.

Je terminerai ce court message en notant que nous nous sommes retrouvés dans le même service de l’hôpital, celui-là même avec le même chef de service... et 2 ans après... rien n’a changé...