Voilà une question qui me tarabuste un peu. Depuis le début de cette "aventure" j’entends régulièrement la rengaine soyez optimistes, ça se soigne bien, etc etc.

Or faisons le point 2 minutes. S’il a fallu 2 jours à une pédiatre confirmée, pour nous annoncer le diagnostic, si ce diagnostic nous a fait un choc c’est bien qu’on a (tous ?) pensé à la même chose. Pour une fois je vais oser l’écrire. Oui on a envisagé le pire, la mort de notre petit, et aussi la souffrance physique (pour lui) même s’il l’évite à ce stade, ou à des conséquences lourdes à moyen et long terme... Lisez les effets des produits de chimio à long terme et vous comprendrez !... Il ne vient pas juste de se casser un bras non ?

Optimiste je le suis fermement depuis le début et le resterai. Je pense que toutes les chances sont de son côté :

- il existe un traitement vraiment efficace (malgré ses conséquences)

- il est motivé et a plutot la forme (et nous aussi)

- les équipes médicales sont tip top (heureusement on est en France)

- notre environnement notre entourage est tip top aussi. Et encore on en découvre au fur et à mesure (de l’aide)

- nos employeurs nous aident (plus ou moins)

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais bon quand j’entend ça, je sais que ça part d’un bon sentiment, d’une volonté d’aider mais j’ai parfois envie de dire "merde c’est pas une petite gripe" (bien que la gripe ait fait des millions de victimes).

est il donc interdit d’envisager le pire, d’avoir le cafard, même si 99% du temps on est optimiste ?