Aujourd’hui, je m’apprête à écrire un article qui n’est pas dans le ton et la teneur que je voulais donner et garder dans ce blog. Peut être l’enlèverai-je... peut être pas...

Comme beaucoup l’ont compris, la longue bataille qu’a livré Mathieu depuis plus d’un an commence a avoir raison de ses forces. Mon petit pouyou est maintenant à bout de forces, le cancer est devenu très envahissant, engendrant au passage de terribles douleurs. Depuis 48 heures il n’est plus que l’ombre de lui-même, même si ses trop rares moments de lucidité il nous apparait égal à lui-même.

Cela fait presque 2 semaines que les médecins sont extrêmement pessimistes et surpris à la fois de sa force de vie. Nul ne peut dire ce qui va se passer ou non.

Dans les jours, les semaines, les mois qui viennent nous aurons encore et plus même besoin de vous, de votre soutien, de vos paroles. Moi non plus je ne sais pas quoi dire.

Je voudrais crier ma colère contre le fait qu’en France le cancer soit si tabou et nos responsables politiques si pétochards qu’absolument rien de sérieux n’est fait pour lutter contre la première cause de mortalité des enfants dans les pays développés : les cancers pédiatriques (et non il n’y a malheureusement pas que les leucémies), qu’aucune autorité n’a eu le courage de faire le point sur la situation, d’étudier le sujet, de mettre en place des réseaux, de soutenir les rares associations qui ont le mérite de poser les bonnes questions. Sachez qu’aucun des soit-disant progrès annoncé depuis 30 ans n’a de fondement factuel. Certes, il y a eu des améliorations mais qui peut dire si ça profite vraiment à nos enfants ?

Alors nous pouvons aussi parler d’autres choses... de tout et de rien...

Le temps presse je n’ai pas le temps de relire corriger ou m’amender... c’est ainsi.

Pour le moment Mathieu est avec nous dans sa petite chambre chez Payak et Mimo, il essaie de se reposer, d’être confortable le plus possible. Il a renouvelé son souhait de rentrer à la maison, donc pour nous pas question de rester à l’hôpital même si...

Les mots me manquent, pas d’humour ni d’ironie grinçante en stock cette fois.

Je vais reprendre une phrase de Mathieu : "... alors tant qu’on a les yeux ouverts c’est qu’on n’est pas mort...". Quoiqu’il arrive tes yeux seront toujours ouverts pour moi.