Je vais essayer de vous expliquer ce que je ne suis pas sûr d’avoir compris moi-même... voilà le défi !

D’abord le planning des cures de petit pouyou. Elles s ’étalent sur 36 semaines à raison d’une cure toute les 3 semaines. 2 types de cures différentes sont alternées. Bien entendu la réalisation d’une cure se fait sous condition : ne pas être en aplasie (sauf exception), pas de problème de transit (pas de constipation), fièvres, certaines maladies etc

  • cure 1 : Endoxan (EDX) + DOXO : Doxorubicine (cyclophosphamide)
  • cure 2  : carboplatine (CARBO) + VP16 (etoposide)
  • cure 3 : Endoxan (EDX) + Doxorubicine
  • ...

Les quatre premières semaines sont au programme aussi de la radiothérapie quotidienne... en fonction des disponibilité de radio-thérapeutes pédiatriques....

 

Déroulement des cures :

 

  • hospitalisation de 3 à 4 jours environ
  • analyses de sang + bilan médical (entrevue avec un médecin)
  • pose de la perfusion et début de l’hyper-hydratation (pour protéger le rein)
  • livraison de la première injection de produits (injectés l’un après l’autre)
  • analyses d’urine en continu
  • jour 2 idem (sauf analyses)
  • jour 3 idem (sauf analyses)

 

Ce qui est prévisible :

 

  • effets secondaires immédiats : vomissements, constipation, irritabilité, sensations de fourmillements dans les extrémités, chute des cheveux (bon ça c’était quasiment déjà fait)...
  • a environ J+8 : aplasie pour environ 5 à 8 jours

 

Pour faciliter la tâche on pose une chambre (un petit boitier) sous la peau directement relié à la veine jugulaire . Pose effectuée sous anesthésie générale (mercredi). La chambre est utilisable environ 3 jours plus tard si tout est ok. Après les perfs et prélèvements se font directement dans la chambre (sous la peau), plus de cathlons sur les bras, mains...

 

Avantages (connus) : mobilité, douleur (même si EMLA et MEOPA sont toujours nécessaires), pas de problématique de bain (par rapport à un cathéter)

 

Inconvénients : nécessite que l’infirmière/l’infirmier intervenant soit "qualifié/e" (hébitué) pour utiliser une chambre. En effet, celle-ci peut être abimée (percée) par une erreur de manipulation. Et là c’est une intervention chirurgicale en urgence pour éviter hémorragie, et poser une nouvelle chambre.