Après un petit trajet en VSL (notre premier) et un tour de Paris, nous voilà avec petit pouyou (inquiet et un peu fatigué) dans un nouvel hôpital. On est rapidement installé en hôpital de jour et (on découvrira sa spécialité plus tard) l’onco-pédiatre nous accueille (sans Mathieu). Un long entretien où tout est revu : le diagnostic, les clichés, la thérapie, le pronostic vital, les conséquences... Tout ceci est clairement et longuement décrit dans le document de l’IGR...

 

Dans l’après-midi, en utilisant le petit catlon (un petit tuyau inséré dans une veine), l’infirmière spécialisée administre la première "cure" (nous on disait chimio jusqu’à présent). En fait de cure : d’abord un puissant anti-vomitif (le Zophren) spécifique aux chimio-thérapies, et deux produits : la VINCRISTINE et la DACTINOMYCINE. Puis en route pour un marathon : rendez vous avec le chirurgien qui opérera notre fils après la chimio pré-opératoire : l’opération c’est une néphrectomie (l’ablation du rein enfin surtout de la tumeur et du peu qu’il reste du rein et de son environnement). RDV avec l’anésthésiste... et on rentre à l’hôpital du coin pour un suivi médical (avant de rentrer à la maison, 9000 Km plus loin).

 

Retour à 21h, petit plateau repas. Premiers vomissements, pas faim, pas soif, pics de température, mal à la tête.

 

Plus tard après être allé "faire caca" il nous dit : "elle est partie la boule"... (silence)...

 

Nouvelle injection de Zophren. Pas de chance le catlon est du côté du pouce que suce Mathieu. Ca se bouche, ça l’empêche de s’endormir. Je me met à côté de lui dans le lit pour lui tenir la main le bras tendu. On lit ses histoires préférées, on se racontes des trucs... mais le coeur n’y est pas car on est très fatigués tous les deux.

 

Notre petit... semble métamorphosé...