Aujourd’hui nous devions aller au CHI pour faire la prise de sang, dernier contrôle "pré-cure" avant l’entrée à Trousseau demain mardi 9 février. Suite à l’échange intéressant de vendredi (voir "ICE n°1 J24 - Leçon de choses"), j’avais décidé que ce matin nous ne nous plierions pas aux désidératas hospitaliers et que nous irions au CHI dès que Mathieu serait prêt (donc pas de réveil à 6h30). Du coup Mathieu a pu dormir jusqu’à 10h15 et nous sommes arrivés pour la numération sur place à 11h.

Au passage, dorénavant, à la demande du CHI, les prises de sang ne se font plus qu’en périphérie et plus sur l’implant. Au moment où j’écris ces lignes je me rappelle cet été avoir longuement cherché (quand nous étions encore chez nous dans notre campagne) comment faire des analyses en micro-méthodes (un "pique-au-doigt"). Si quelqu’un sait où et quand ils servent je suis preneur parce que à part dans la littérature... jamais proposé jamais évoqué.

Tout s’est passé comme prévu et nous sommes rentrés à la "maison" pour midi où Mathieu a dévoré la bonne raclette préparée par Mimo.

Vers 15h00, afin de terminer les derniers préparatifs pour le séjour, je passe un coup de fil au CHI car l’interne, contrairement à ce qu’elle m’avait affirmé n’avait pas prescrit le potassium pour la durée nécessaire (et nous n’en avons plus). J’en profite pour m’enquérir des résultats de la NFS du matin, résultats que le service doit avoir depuis plusieurs heures. Là, la personne que j’ai au téléphone après quelques minutes, me donne le bilan (voir "Bilans sanguins") mais m’explique que "l’appareil qui compte les leucocytes est en panne"...

Très inquiet je raccroche. Pourquoi très inquiet ? Parce qu’un hôpital n’a pas qu’un seul automate de mesures AMHA et qu’en outre ces automates font les mesures de tous les paramètres ensemble. Donc si on a les résultats des plaquettes, de l’hémoglobine, on a les autres (j’ai écrit des interfaces informatiques pour des automates Abbott, Horiba ABX... il y a de longues et nombreuses années), si l’automate n’arrive pas à en mesurer une partie l’ensemble des résultats est considéré comme erroné (ou sujet à caution).

Vers 16h, coup de tel, non pas de l’interne qui avait promis de m’appeler à midi, mais du médecin responsable, qui commence par me dire que l’HB et les plaquettes sont ok. Puis évoque un taux de neutros bas... pour finir par me dire que l’entrée est reportée à mercredi car il a un taux de monocytes élevés (le docteur A. a été informée de ce bilan)...

J’avoue que la perspective d’un report est désagréable, que cette chute n’est pas de bon augure pour la suite mais qu’on n’y peut rien (ou presque). Du coup dans ce contexte, je ne comprends pas pourquoi subitement nos correspondants habituels se mettent à mentir et à inventer des excuses improbables. Ce n’est pas le premier report de cure de Mathieu, dans des circonstances similaires d’ailleurs. Mais à l’époque pas de pipeau ni de coup de fil du chef... qui est toujours très stressant dans de telles circonstances.

J’en ai vraiment marre qu’on me raconte des salades, me pipote, bref me prenne pour un abruti. Les médecins ne sont pas les seuls à avoir fait des études looooooooongues et tous n’ont pas un QI qui troue le plafond contrairement à leurs croyances !

Je devrais faire un esclandre tiens, comme ça le psy que je réclame pour Mathieu et nous depuis aout ferait peut etre son apparition magique ?! Leur aide c’est comme celle des assistantes sociales après qui il faut courir et relancer sans cesse pour que quelque chose avance. Autant faire directement les choses c’est aussi simple !

Sans oublier que s’ils m’avaient dit cela à midi on aurait pu mieux s’organiser, prévenir l’ambulance etc... ils semblent oublier qu’on a une vie. Petit à petit le CHI glisse vers la nullité rencontrée au CHRU ... incroyable mais vrai !