Aujourd’hui, absolument rien à signaler. Journée ordinaire peut être pas mais très proche de l’ordinaire. Bien sûr, je suis allé faire « provision à la pharmacie », il y a eu le passage de Dominique l’infirmière (qu’elle me pardonne de l’assimiler à l’ordinaire), la coordinatrice du réseau de soins et autres formalités sempiternelles mais pas alléchantes pour un sou.

Bon sommeil, globules rouges au RDV, on s’éloigne de la cure, et voilà le petit pouyou en forme pour une longue journée de jeux, de rires, de bêtises aussi, de lectures (y compris la sienne). Pour la première fois depuis 15 jours il n’a pas fait de sieste et n’en avait manifestement pas besoin. Il a bien mangé à tous les repas même s’il s’est fait tirer l’oreille pour des plats qui ne sont pas ses préférés.

Oui parce que j’ai passé sous silence les conséquences psy et comportementales de ce genre de situation (voir plus bas).

Cela étant, il se réjouit déjà de son mercredi (petite surprise). En attendant, il a retrouvé un rythme de conversation proche de celui habituel avec le flots de questions et de remarques habituelles d’un enfant de 4 ans.

Il a pu profiter aussi des dernières cartes postales arrivées (désolé je ne suis plus en mesure de faire l’inventaire de leurs expéditeurs) et je tiens à remercier toutes celles qui lui écrivent. On a investi dans le "patafix"...

Parlons de l’alimentation

Le fait d’avoir des nausées, de perdre beaucoup de poids, d’être affaibli de toutes part pousse les monstres que nous sommes (les parents) à sélectionner les menus, plats, petites choses qui se mangent (confiseries comprises) dans l’éventail choisi par l’enfant-dictateur, pardon, par le petit champion pour maximiser les chances qu’il garde ce qu’il a eu du mal à avaler. Tout cela en essayant lorsque c’est possible de viser un équilibre alimentaire du moins le fameux « apport journalier recommandé »...

Bien sûr fatigue, émotions, stress, modifications de l’odorat et de la perception gustative et autres joies rendent complexe son alimentation. Même les « plats préférés » de Mathieu ne passent pas forcément... certains deviennent impossible à lui faire avaler et d’autres qu’il n’appréciait pas plus que ça reviennent au devant de la scène. Une seule exception : les tomates. Comme ce n’est pas la saison en ce moment, pas la peine d’y penser (les rares qu’on trouve n’ont aucun gout, déjà qu’en temps normal c’est limite...).

Dans la catégorie nous avons plusieurs juges de paix : le verbe.... le vomissement... eh oui.... puis plus tard la balance et le ionogramme (oups celui-là on finit l’oublie parfois), sans oublier l’œil avisé des pédiatres... Une sorte de comité de la hache réuni pour nous conforter dans notre succès (ou nous ruiner le moral).

Oh certes, nous ne sommes responsables de pas grand-chose mais que voulez-vous... vous en connaissez vous des parents qui arrivent à s’en détacher ?