Pourquoi la vraie ? Parce que lors de la précédente cure, pour une raison dont seul mon esprit embrumé a le secret, j’avais omis la cure n°6 pour "retomber" directement sur la 7... Bref en clair, je ne sais plus compter jusqu’à 6 ! Voilà qui me remet au niveau de mes "anciens" élèves... (et toc !)

 

Donc Mathieu a démarré sa7ème cure ce jeudi. Sur la lancée du Dr A. A. nous avons pris le chemin de Trousseau ce matin. Je ne résiste pas à l’envie de vous narrer notre "aventure" matinale.

 

Pour y être à 9h00 selon les recommandations de M-C (qui nous accueille), la société d’ambulances nous a donc donné RDV de départ à 7h15. C’est donc à 6h00 que Mathieu et moi avons péniblement émergé après ces derniers jours forts remplis, tout comme nos valises. Et c’est fort naturellement qu’à 7h50 l’ambulance est arrivée et qu’à 8h00 nous voilà sur le chemin de l’hôpital. Sauf que traverser toute la région parisienne (ou presque) d’ouest en est en partant à 8h00 c’est comme qui dirait aimer le sur place. Nos ambulanciers, bien qu’ayant honteusement (oui c’est mal) abusé du deux-tons et autres "bleus", nous ont déposé à... 10h00 au pied d’Edmond (le nom du bâtiment où nous résidons). Du coup nous sommes arrivés dans le "coup de feu" du matin et Mathieu a du patienter jusqu’à ce que la NFS préalable à la cure puisse être faite (jusqu’à 11h00... c’est pas le CHRU ici quand même !).

 

Nous avons donc été installé dans une chambre de l’étage "neuf", l’étage "vieux" jouxtant les hyper étant fermé... faute de personnel. Le camarade de chambre de Mathieu est arrivé quelques instants après nous. Maat, agé de 7 ans, fils d’Ashley un papa dont j’avais fait la connaissance en août (et qui n’avait pas eu le diagnostic final à l’époque). Maat a un NB (neuroblastome avec une tumeur située dans les viscères mais pas sur une surrénale). Il revient car ses premières chimios (quelques mois) ne semblent pas efficaces...

 

Toujours est-il que nous avons donc deux garçons, champions de DS, amateurs de DA et autres langues bien pendues ensemble dans la chambre... Ca promet ! En tous cas ils semblent bien s’entendre !

Pour Mathieu la fin de cure m’a été annoncée pour samedi soir (première fois qu’on sort un soir il me semble)... Je sens que la nuit de samedi à dimanche va être stressante (pour moi).

 

Mathieu a eu le droit au Zophren, Largactil (shoot garanti), et à un corticoide dont je n’ai pas encore noté le nom qui complète les deux autres dans le but de réduire à néant les vomissements... Pour l’état nauséeux je ne sais pas puisque Mathieu n’en parle jamais.

 

J’ai croisé la maman d’Alexandre (ou Alexis j’ai un doute tout à coup) qui m’a "transmis" les "bisous de Val et Clem"... tiens c’est qui donc ;)

 

Pendant l’après-midi et la sieste de Matheu j’ai eu un long entretien avec un visiteur de l’HAS qui semble avoir pris plus concrètement la mesure des "soucis" que nous rencontrons et avons rencontré cet été. Le gros avantage c’est que je trouve qu’il a un discours censé bien plus raisonnable que les responsables du CHRU que j’ai rencontré (y compris samedi dernier). Le seul espoir que j’ai c’est qu’il nous aide à obtenir les quelques documents et autres éléments qu’il nous manque. Le reste est dans les mains de plomb du corporatisme médical, en effet personne ne semble apte à faire bouger un PUPH (entendez un professeur d’université praticien hospitalier) qui pourrait ne pas être à sa place en tant que manager... toujours la vieille maladie française de promouvoir un "bon technicien" en manager... en "mauvais manager" devrais-je dire... Comme si le management était le prolongement de l’expertise... Allez il est tard et c’est un autre débat !